
Sur mon appareil, une photo porte une légende toute simple : « The beginning. » Une DS noire, garée dans un hangar à avions, entre deux monomoteurs — mon tout premier repérage pour Cars and Roses. Depuis, j’ai shooté sur des cols islandais sous la pluie, dans des rallyes, et livré des tirages qui finissent accrochés dans des villas ou des showrooms. On me demande souvent comment on passe d’une voiture croisée par hasard à une pièce encadrée sur un mur. Voici, pour la première fois, la vraie réponse — du repérage jusqu’à l’aluminium.

Sommaire
- Le Repérage : Trouver la Bonne Voiture, au Bon Endroit
- La Prise de Vue : un Boîtier, un Trépied, et Beaucoup de Patience
- Le Tri et l’Édition : Choisir LE Fichier Parmi des Centaines
- Du Fichier à l’Aluminium : le Travail de WhiteWall
Le Repérage : Trouver la Bonne Voiture, au Bon Endroit
Une photographie Cars and Roses ne commence jamais devant l’écran — elle commence par une voiture qu’il faut d’abord trouver, puis convaincre son propriétaire de me laisser une heure ou deux. Rassemblements, clubs de marque, ateliers de restauration, bouche-à-oreille entre collectionneurs : le repérage ressemble plus à une enquête qu’à une prise de rendez-vous. Et parfois, le décor s’impose autant que la voiture elle-même — cette DS noire garée dans un hangar à avions, à côté de deux monomoteurs, reste mon premier repérage pour ce projet. Le lieu n’était pas prévu ; il s’est simplement présenté, et j’ai su tout de suite que ce contraste — la carrosserie française des années 60 face aux carlingues d’aluminium — allait faire l’image.
Le reste du repérage, c’est de la météo et de la lumière : golden hour tôt le matin ou fin d’après-midi, ciel dégagé ou au contraire couvert et dramatique selon la voiture, et un lieu qui ne détourne pas l’attention de la carrosserie. Pour les paysages, c’est encore plus radical — un déplacement de plusieurs jours pour quelques heures de lumière exploitable, comme lors de mon passage dans les hautes terres islandaises.

La Prise de Vue : un Boîtier, un Trépied, et Beaucoup de Patience
Sur le terrain, le matériel reste volontairement simple : un boîtier Canon, toujours en RAW pour garder le maximum de latitude au moment de l’édition, et un trépied dès que la lumière baisse ou que le cadrage doit rester rigoureusement identique entre deux prises. Sur une voiture, je travaille souvent en ouverture moyenne — around f/5 — pour garder l’ensemble de la carrosserie nette sans perdre la séparation avec l’arrière-plan. Sur un paysage, la contrainte change complètement : au sommet d’une colline islandaise, sous la pluie, avec le vent qui fait trembler le trépied, la vraie difficulté n’est pas technique, elle est physique.
Une prise de vue automobile ressemble rarement à une séance posée. On ajuste la position du soleil, on attend qu’un nuage passe, on reprend la même voiture sous six ou sept angles différents pour être certain d’avoir LE bon cadrage — celui qui donnera un tirage qui tient sur un mur de trois mètres sans jamais paraître plat.

Le Tri et l’Édition : Choisir LE Fichier Parmi des Centaines
Une séance donne entre une centaine et près de deux cents fichiers RAW. Le tri est la première sélection, et la plus impitoyable : mise au point, reflets parasites, une portière ouverte au mauvais moment, un détail dans le décor qui distrait l’œil. Il en reste rarement plus d’une poignée qui méritent d’aller plus loin.
Sur ce qui reste, l’édition vise la retenue plutôt que l’effet : ajuster l’exposition et le contraste, retrouver la vraie teinte de la carrosserie sous une lumière parfois trompeuse, nettoyer un arrière-plan qui n’apporte rien. L’objectif n’est jamais de transformer la photo, mais de lui redonner ce qu’un capteur, même bon, ne restitue jamais tout à fait tel que l’œil l’a vu sur le moment.

Du Fichier à l’Aluminium : le Travail de WhiteWall
Une fois le fichier final validé, mon travail s’arrête et celui d’un laboratoire commence. Chez Cars and Roses, nous avons choisi de confier tous nos tirages à WhiteWall, un laboratoire certifié ISO 12647, plusieurs fois récompensé aux TIPA World Awards — plutôt que de les imprimer nous-mêmes. Le fichier passe par une calibration colorimétrique rigoureuse, puis par le support choisi : aluminium Dibond pour un rendu mat et net, plexiglas pour la profondeur et l’effet presque tridimensionnel, ou toile pour une texture plus chaleureuse — nous détaillons ces options dans notre guide des supports.
Chaque tirage est ensuite numéroté et accompagné d’un certificat d’authenticité — c’est ce qui distingue un tirage en édition limitée d’un simple poster imprimé à la chaîne. Voir une pièce accrochée pour la première fois, que ce soit dans une exposition, un intérieur ou un showroom automobile, reste le moment que je préfère de tout le processus : celui où une voiture croisée par hasard, un jour de repérage, devient un objet que quelqu’un garde chez lui.


Questions Fréquentes sur la Fabrication d’un Tirage Cars and Roses
C’est moi, Maxime, fondateur de Cars and Roses, qui shoote chaque image du catalogue — du repérage de la voiture jusqu’à la sélection du fichier final.
Non — nous confions l’impression à WhiteWall, un laboratoire certifié ISO 12647 et plusieurs fois récompensé aux TIPA World Awards, pour garantir une qualité et une durabilité constantes sur chaque tirage.
Une séance donne généralement entre une centaine et près de deux cents fichiers RAW. Après le tri, il n’en reste souvent qu’une poignée qui méritent d’être éditées, et une seule qui devient un tirage en vente.
Chaque tirage est numéroté et accompagné d’un certificat d’authenticité délivré par WhiteWall, ce qui le distingue d’un simple poster imprimé sans limite de série.

