
Les origines du projet Countach : naissance d’une légende
En 1971, au Salon de Genève, Lamborghini présente un prototype qui sidère le monde de l’automobile : le LP 500, dessiné par Marcello Gandini pour Bertone. L’auto est si radicale, si différente de tout ce qui existe, que les spectateurs restent bouchés bée. Selon la légende, un mécanicien piémontais aurait lâché un simple mot en apercevant la voiture : « Countach » — une exclamation dialectale exprimant la stupeur absolue. Ce mot deviendra le nom définitif du modèle le plus iconique de la marque.
La transition du prototype à la production demande trois ans de travail intense. La Countach LP 400, première version de série, sort en 1974 avec un V12 de 3,9 litres développant 375 chevaux. Le chiffre « LP » signifie Longitudinale Posteriore : le moteur est monté longitudinalement en position centrale arrière, une solution technique audacieuse qui impose la forme wedge si distinctive de la voiture.

Un design qui a révolutionné l’automobile mondiale
Le génie de Marcello Gandini tient dans sa capacité à penser la voiture comme une sculpture géométrique pure. Là où ses contemporains rondissaient les lignes sous l’influence des études aérodynamiques, Gandini choisit l’angle droit, le coin, la ligne tendue comme une lame. La Countach n’est pas une voiture qu’on regarde : c’est une voiture qui vous regarde.
Parmi ses innovations stylistiques les plus marquantes :
- Les portes en ciseaux (dites « porte à papillon »), qui s’ouvrent vers le haut et l’avant — une solution imaginée pour faciliter l’accès dans les espaces restreints, devenue signature absolue de la marque
- Le profil en coin extrême, avec capot avant quasi horizontal et arrière fortement incliné
- Les prises d’air latérales surdimensionnées, véritables sculptures fonctionnelles
- L’absence de calandre frontale traditionnelle, remplacée par une fente discrète
L’impact de ce design sur la culture populaire est immense. La Countach devient l’affiche emblématique des chambres d’adolescents dans les années 1980, le rêve automobile par excellence. Elle inspire des générations de designers, de la Lamborghini Murciélago jusqu’aux supercars modernes de Bugatti ou Pagani.
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L’évolution de la Countach sur 16 ans de production
De 1974 à 1990, la Countach connaît plusieurs évolutions majeures qui affinent à la fois ses performances et son agressivité visuelle :
LP 400 « Periscopio » (1974–1978)
La première version, la plus pure. Carrosserie lisse sans appendices aérodynamiques, lignes presque austères pour une Lamborghini. Son surnom vient du périscope intégré dans la console centrale pour pallier la visibilité arrière quasi nulle. Seulement 152 exemplaires produits — la plus rare et la plus recherchée aujourd’hui par les collectionneurs.
LP 400 S (1978–1982)
Premières modifications esthétiques significatives : arcades de roues élargies, pneus Pirelli P7 plus larges, et apparition optionnelle de l’immense aileron arrière qui deviendra signature de la voiture. Cette version marque l’entrée de la Countach dans l’imaginaire collectif tel qu’on le connaît.
LP 500 S et LP 5000 Quattrovalvole (1982–1988)
Le moteur gr enfle à 4,8 litres puis adopte les culasses à quatre soupapes par cylindre pour atteindre 455 chevaux. La Countach devient une vraie supercar au sens moderne du terme, capable de friser les 290 km/h.
25th Anniversary (1988–1990)
Dernière version, restylée par Horacio Pagani lui-même pour marquer le 25e anniversaire de la marque. Carrosserie plus agressive avec des prises d’air supplémentaires et becquet avant prominent. 657 exemplaires — paradoxalement la version la plus produite et la moins rare.
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L’héritage culturel : bien plus qu’une voiture
La Countach a transcendé le statut d’automobile pour devenir un véritable objet culturel. Elle apparaît dans des dizaines de films et clips des années 80, elle orne les murs de millions de chambres d’adolescents. Sur le plan de la collection, les cotes atteignent aujourd’hui des niveaux stratosphériques. Une LP 400 « Periscopio » en bon état se négocie entre 800 000 € et 1,2 million € aux grandes ventes aux enchères. La Countach est considérée comme un investissement alternatif de premier ordre, au même titre que l’art ou les montres de prestige.

La renaissance : Lamborghini Countach LPI 800-4 (2021)
Pour le 50e anniversaire de la Countach originale, Lamborghini frappe un grand coup : la LPI 800-4, un hommage moderne limité à 112 exemplaires (en référence au numéro de châssis de la LP 500 originale exposée à Genève en 1971). Hybride, 800 chevaux, 0 à 100 en 2,8 secondes. Prix : 2,2 millions d’euros. Sold out avant même la présentation officielle.
Le design reprend les codes originaux — profil en coin, portes en ciseaux, prises d’air surdimensionnées — mais avec une sophistication aérodynamique moderne invisible à l’œil nu. C’est la preuve que le langage visuel de Gandini reste indépassable, même 50 ans après.
55 ans après Genève : la Countach en 2026
Mars 2026 marque un anniversaire discret mais essentiel dans l’histoire du design automobile : cinquante-cinq ans depuis que la LP 500 a stupéfié le public genevois sur le stand Bertone. Contrairement à de nombreux concept-cars de l’époque, restés des curiosités oubliées, la Countach a traversé cinq décennies sans jamais quitter l’imaginaire collectif. Elle reste la référence absolue quand on évoque la voiture « en forme de cuisse de poulet » — comme la surnommaient certains journalistes anglo-saxons perplexes en 1971 — devenue depuis un jalon incontournable de l’histoire du design.
Le marché de la collection confirme cette place à part. Depuis 2024, les ventes aux enchères spécialisées (RM Sotheby’s, Gooding & Company, Bonhams) enregistrent une progression continue des cotes sur les versions les plus rares : une LP 400 « Periscopio » d’origine, jamais restaurée, peut désormais dépasser le million d’euros lorsque son historique est irréprochable. Les collectionneurs valorisent particulièrement les exemplaires européens à specification d’origine, moins nombreux que les versions américaines converties aux normes locales dans les années 80.
Cet anniversaire s’accompagne aussi d’un regain d’intérêt éditorial : rétrospectives dans la presse spécialisée, expositions ponctuelles dans plusieurs musées automobiles européens, et une multiplication des restaurations complètes menées par des ateliers certifiés Lamborghini Polo Storico. La marque elle-même continue d’entretenir la flamme, la LPI 800-4 de 2021 ayant prouvé que le langage visuel de Gandini — l’angle droit, la cuisse tendue, l’absence de concession à l’aérodynamique douce — reste capable de fasciner un public qui n’a pourtant jamais connu la Countach originale sur les routes.
Pour les amateurs de décoration automobile, ce cinquante-cinquième anniversaire est aussi l’occasion idéale d’intégrer la Countach à un intérieur : associée à une Miura ou à un Diablo dans une même composition murale, elle raconte à elle seule l’évolution du design Lamborghini sur près de vingt ans, du galbe organique des années 60 à l’angularité radicale des années 70-80.
Cinquante-cinq ans après Genève, la question n’est plus de savoir si la Countach a bien vieilli : elle ne s’est jamais vraiment inscrite dans une époque précise. C’est précisément cette intemporalité géométrique qui continue d’en faire l’un des sujets les plus demandés de notre collection automobile — une silhouette qui se suffit à elle-même, sans avoir besoin d’un supplément d’explication pour être reconnue.
La Countach comme objet d’art et de décoration
La Lamborghini Countach est aujourd’hui l’une des voitures les plus photographiées au monde. Sa géométrie parfaite, ses lignes impossibles, ses détails sculptés créent des images d’une puissance graphique rare. C’est pourquoi les photographies d’art de la Countach trouvent naturellement leur place dans les intérieurs contemporains. Chez Cars and Roses, nos tirages automobiles en édition limitée sur aluminium dibond ou plexiglas capturent cette essence iconique. Chaque photographie est numérotée, certifiée et livrée avec son certificat d’authenticité.
Questions fréquentes sur la Lamborghini Countach
Combien vaut une Lamborghini Countach aujourd’hui ?
Les prix varient considérablement selon la version. Une LP 400 « Periscopio » en excellent état peut dépasser le million d’euros. Les versions LP 500 S se négocient entre 300 000 et 600 000 €. La LPI 800-4 de 2021 apparaît déjà en vente privée à plus de 3 millions d’euros.
Qui a dessiné la Lamborghini Countach ?
La Countach a été dessinée par Marcello Gandini pour la carrosserie Bertone. Gandini est également l’auteur de la Lamborghini Miura et de la Stratos. La version 25th Anniversary a été restylée par Horacio Pagani, alors responsable des matériaux composites chez Lamborghini.
Combien de Lamborghini Countach ont été produites ?
Au total, environ 1 983 exemplaires ont été produits entre 1974 et 1990, toutes versions confondues. La LP 400 originale est la plus rare avec seulement 152 unités. La 25th Anniversary est la plus répandue avec 657 exemplaires.
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Du poster de chambre au tirage de collection : une icône générationnelle
Avant d’être un tirage d’art, la Countach a d’abord été une affiche. Dans les chambres d’adolescents des années 1980 et 1990, son profil en coin partageait le mur avec la Ferrari Testarossa et la Porsche 959 — le trio fondateur du genre « poster car », ces silhouettes découpées que l’on punaisait au-dessus du bureau en rêvant d’un jour prendre le volant. Ce phénomène culturel, né en Europe et largement relayé par les magazines automobiles et les jeux vidéo de l’époque, a construit une génération entière de passionnés pour qui la Countach reste, avant toute fiche technique, un souvenir d’enfance accroché au mur.
Quarante ans plus tard, cette même génération — aujourd’hui entre 45 et 60 ans — recherche une version pérenne de ce souvenir. Le papier glacé jaunit, se déchire aux coins, perd ses couleurs sous la lumière directe ; un tirage fine art en édition limitée, lui, est pensé pour durer des décennies. C’est tout l’enjeu du passage du poster au tirage : conserver l’émotion brute de la silhouette tout en gagnant en tenue, en profondeur de noir et en légitimité de pièce déco. Un tirage sur aluminium dibond, par exemple, restitue les reflets et les arêtes de la carrosserie avec un piqué que le papier ne peut pas approcher, tandis qu’un montage sous plexiglas ajoute une brillance qui évoque directement la peinture d’origine du véhicule.
Cars and Roses ne propose pas de tirage Countach isolé actuellement dans son catalogue français — la pièce phare de la marque Lamborghini reste la Diablo et la Miura, disponibles dans la collection Lamborghini. Mais l’esprit reste identique : une photographie automobile d’auteur, numérotée et certifiée, pensée pour habiller un mur de la même façon qu’un poster habillait une chambre, avec la durabilité d’une œuvre d’art en plus.
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