Pegaso Z-102 : 75 ans de la supercar espagnole oubliée

photo jaguar xk art tirage edition limitee

La Pegaso Z-102 est une voiture de sport espagnole à moteur V8, présentée au Salon de Paris en 1951 : elle fête donc ses 75 ans cette année. L’ingénieur Wifredo Ricart l’a conçue à Barcelone, et on n’en a construit qu’environ 84. En 1953, une version à compresseur a aussi établi un record à 243 km/h. Pourtant, presque personne ne s’en souvient aujourd’hui.

Pegaso Z-102 : la supercar espagnole que personne ne connaît

La plupart des passionnés citent sans hésiter la Ferrari, la Jaguar et la Mercedes de 1951. En revanche, peu savent nommer la voiture espagnole qui les égalait. C’est la Pegaso Z-102. Elle sortait d’une entreprise qui construisait surtout des camions, ce qui rend l’histoire encore plus étonnante.

Cet article raconte cette histoire. D’abord, nous voyons comment la voiture est née. Ensuite, nous expliquons ce qui la rendait si avancée et pourquoi on l’a oubliée. Enfin, nous montrons les tirages de notre catalogue qui rendent hommage à la même époque.

Comment un constructeur de camions a bâti un V8 en 1951

Pegaso était la marque de camions et de voitures de sport du groupe espagnol ENASA, et son usine se trouvait à Barcelone. Le responsable technique, Wifredo Ricart, avait été ingénieur en chef chez Alfa Romeo. De plus, il voulait offrir une vitrine à l’ingénierie espagnole, alors il a dessiné une voiture de sport sans compromis.

La voiture apparaît en 1951 sous la forme de deux prototypes, un coupé et un cabriolet. Elle fait ensuite ses débuts au Salon de Paris 1951, ce qui la rapproche de nous. La production dure jusqu’en 1958, avec environ 84 exemplaires au total. Certaines sources parlent de 71, donc le chiffre exact reste discuté. Vous trouverez l’historique technique complet sur Wikipédia (en anglais).

Ce qui rendait la Pegaso Z-102 si avancée

Sous le capot, on trouvait un V8 tout aluminium de 2,5 litres, avec quatre arbres à cames en tête et un graissage par carter sec. Ce sont des solutions de voiture de course, et en 1951 elles restaient rares sur une voiture de route. Les versions suivantes passent à 2,8 puis 3,2 litres, et certaines reçoivent un compresseur. La puissance varie ainsi d’environ 165 à 360 chevaux pour les exemplaires les plus extrêmes.

Les carrosseries étaient tout aussi singulières. Le carrossier italien Touring a habillé la plupart des voitures avec sa méthode Superleggera : un léger treillis de tubes recouvert de fines tôles d’aluminium. Le carrossier français Saoutchik en a aussi habillé 18, dans un style plus orné. De son côté, l’usine en a carrossé 19, dont 11 berlinettes, et un petit atelier nommé Serra en a ajouté quelques-unes. Les voitures varient donc beaucoup de caractère, même si la mécanique reste la même.

Pegaso Z-102 et le record de vitesse de 1953

Le 25 septembre 1953, une Z-102 à compresseur roule près de Jabbeke, en Belgique. Le pilote Celso Fernández y atteint 243 km/h de moyenne sur un kilomètre lancé. Ce chiffre bat le record de la Jaguar XK120, et il place la Pegaso parmi les voitures de série les plus rapides de son temps.

La course s’est montrée moins généreuse. En 1952, l’usine engage deux voitures au Grand Prix de Monaco, sans succès durable. Puis, aux 24 Heures du Mans 1953, le pilote Juan Jover sort de la piste à grande vitesse et se blesse gravement, et l’équipe retire ses autres voitures. En 1954, la Carrera Panamericana se termine aussi par un accident. Par conséquent, la marque n’a jamais gagné les victoires qui ont fait la légende de Ferrari ou de Jaguar.

Pourquoi elle n’est jamais devenue célèbre

Plusieurs raisons expliquent ce silence. D’abord, la production est restée minuscule, avec environ 84 voitures en sept ans. Ensuite, l’entreprise vivait de ses camions et de ses autocars, pas de ses voitures de sport. Troisièmement, les résultats en course sont presque inexistants. Enfin, le projet s’arrête en 1958, et la marque ne laisse aucun héritier direct. Ferrari, à l’inverse, a continué à construire et à gagner, donc son nom est resté vivant.

Si l’histoire d’une machine oubliée vous intéresse, lisez notre article sur la Bugatti EB110, hypercar oubliée. Il suit un chemin comparable : une voiture brillante que l’histoire a presque effacée.

Où en voir une aujourd’hui

Il reste peu de survivantes, mais certaines figurent dans de beaux endroits. L’Audrain Automobile Museum, aux États-Unis, possède une Z-102 Série II de 1952 carrossée en coupé par Touring, châssis 0149. Son ancien propriétaire l’a restaurée selon la spécification d’origine, et la voiture figurait au Concours d’Élégance de Pebble Beach en 2023.

D’autres exemplaires sont aussi passés en vente chez de grandes maisons d’enchères. Cela montre que les collectionneurs reconnaissent désormais le modèle, même si le grand public l’ignore encore. En résumé, la Pegaso reçoit peu à peu l’attention qu’elle méritait en 1951.

La Pegaso Z-102 en photographie d’art : ce que contient notre catalogue

Voici la partie honnête. Notre catalogue ne contient aucune photographie de Pegaso Z-102 aujourd’hui, car la voiture est extrêmement rare. En revanche, nous proposons des tirages de la même décennie et du même esprit.

D’abord, la Mercedes-Benz 300 SL, lancée en 1954, partage l’époque et l’ambition technique ; elle démarre à 78 €. Notre article sur la Mercedes 300 SL Gullwing raconte son histoire. Ensuite, la photographie murale Jaguar XK appartient à la famille de la XK120, dont la Pegaso a battu le record de vitesse ; elle démarre aussi à 78 €. Pour un chapitre de course plus tardif, la Ferrari 250 GTO est la suite naturelle, dès 78 €.

Quelle pièce, quel format

Une histoire comme celle-ci va bien dans un bureau, une bibliothèque ou un mur de garage. Un format modeste convient, car le charme tient à l’histoire et aux détails. Les tirages sur aluminium et sur plexiglas sont des éditions limitées numérotées, à 200 exemplaires par photographie de voiture. La toile existe aussi, mais elle n’est pas en édition limitée.

Pour voir nos tirages dans de vraies maisons, visitez la page Notre travail.

Pourquoi la Pegaso Z-102 compte encore à 75 ans

La Pegaso Z-102 prouve qu’une grande voiture peut tomber dans l’oubli tout en restant remarquable. Elle a apporté l’ingénierie de course sur la route dès 1951, et elle a atteint 243 km/h avant bien des rivales célèbres. À 75 ans, elle mérite sa place dans l’histoire de l’âge d’or des voitures de sport.

FAQ : Pegaso Z-102

Combien de Pegaso Z-102 a-t-on construites ?

La plupart des sources parlent d’environ 84 voitures entre 1951 et 1958, même si certaines en comptent 71. Environ 28 étaient des cabriolets, et les autres des coupés. Peu survivent aujourd’hui, ce qui explique qu’on les voie si rarement.


Quelle était la vitesse de la Pegaso Z-102 ?

Les voitures de base atteignaient environ 192 km/h. Une voiture à compresseur a tenu 243 km/h de moyenne à Jabbeke en 1953. Cependant, les sources divergent sur la vitesse maximale de la version standard, donc ces chiffres restent approximatifs.


Qui a dessiné la voiture ?

Wifredo Ricart l’a dessinée. Il dirigeait la technique chez Pegaso et il avait été ingénieur en chef chez Alfa Romeo. Touring a ensuite affiné la carrosserie de la plupart des exemplaires.


Y a-t-il un tirage de Pegaso Z-102 chez Cars and Roses ?

Pas pour l’instant. Les tirages les plus proches sont la Mercedes-Benz 300 SL, la Jaguar XK et la Ferrari 250 GTO, tous dès 78 €. Ils racontent le même âge d’or.

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Poursuivez avec notre histoire de la Ferrari Dino 246 GT, notre article sur les voitures de course iconiques ou notre cadeau pour fan de Mercedes et BMW.

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